8h35, café dans la main, vous ouvrez sur votre téléphone la fiche de votre premier client : séance 6 sur les 10 posées au premier entretien, cible « la voiture qui déboîte », cognition négative « je ne peux pas m'en sortir », SUD descendu à 3, VOC à 5, un canal resté ouvert la dernière fois et refermé au lieu sûr, tâche d'auto-observation confiée. Vous entrez en séance en sachant par quoi ouvrir la réévaluation. 9h50, il remet sa veste, vous dictez à voix haute pendant qu'il descend l'escalier : SUD 1, VOC 6, scan corporel propre, cognition positive installée, prochaine cible à traiter. Vous relisez, vous remplacez un mot qui n'est pas le vôtre, vous validez, c'est rangé dans son dossier. 10h, la suivante est déjà là, il n'y a rien à rattraper. À midi, entre deux, vous regardez le calendrier d'assiduité : votre cliente de jeudi a coché trois de ses cinq expositions et rempli son agenda des attaques de panique deux jours sur sept, donc la séance parlera d'obstacles concrets et pas de motivation. 14h, quelqu'un a réservé par votre lien un premier contact de quinze minutes ; vous l'appelez, motif, durée du suivi, tarif, et vous décidez de le prendre plutôt que de l'orienter ; la fiche existe déjà, vous y posez trois lignes et le tag « bilan à faire ». 16h, phobie de la conduite, hiérarchie d'exposition à reprendre : il vous tend sa fiche de cotation papier, vous la photographiez, elle reste dans son dossier. 17h30, votre dernier client demande sa note d'honoraires pour sa mutuelle, vous l'éditez depuis sa fiche avant qu'il ait remis son écharpe. 18h15, vous préparez la supervision de jeudi en relisant la suite des séances d'un suivi qui piétine à la séance 7, et vous n'emportez que le résumé que vous avez choisi d'écrire. Le soir, il n'y a plus de comptes-rendus en retard : ce que vous avez dit en fin de séance est déjà écrit.