8 h 40, vous ouvrez le cabinet et regardez l'agenda sur votre téléphone : trois rendez-vous, plus une demande arrivée par votre lien pendant la nuit pour une première consultation, que vous confirmez d'un doigt en attendant la bouilloire. 9 h, deuxième rendez-vous d'un suivi à 60 euros, quarante-cinq minutes. Vous rouvrez la fiche pendant qu'il enlève son manteau : la dernière fois, c'était la fin de la phase de détoxination, le réveil à 4 h et un transit qui repartait ; dans son espace, les matins sont cochés, les soirs beaucoup moins. Vous démarrez la conversation là, et vous passez la cure en revitalisation. 9 h 50, il repart, vous ouvrez la fenêtre et vous dictez trois minutes : ce qui a bougé, le macérat que vous arrêtez, celui que vous introduisez, la posologie. Vous relisez, vous reformulez deux phrases, vous validez, c'est rangé. 10 h 30, première consultation à 75 euros, une heure trente : vous aviez reçu le questionnaire d'anamnèse et le relevé alimentaire sur trois jours la veille, ils sont déjà dans son dossier avec la liste de ses traitements en cours, dont un anticoagulant qui vous fera écarter deux plantes. Vous notez à la main comme toujours, parce que vous ne voulez pas d'écran entre vous et elle, vous prenez la photo d'iris et vous la déposez dans la fiche avec le consentement signé. 12 h 05, elle part, vous dictez le bilan de vitalité et le premier temps de la cure, vous ajoutez les consignes de la semaine dans son espace client et vous éditez sa note d'honoraires, numérotée à la suite, pour sa mutuelle. 14 h, visio avec une cliente à 400 kilomètres, même dossier, même déroulé. 16 h, atelier respiration et jus de saison hors du cabinet, douze inscrits, votre agenda est dans votre poche. 18 h 30, vous regardez le chiffre du mois et le nombre de séances avant de fermer, et il ne reste aucun compte-rendu à rattraper ce soir.