8 h 45, vous ouvrez l'agenda de la semaine et vous voyez la journée telle qu'elle sera : deux premières séances de 1 h 30, trois séances de suivi d'une heure, un battement de quinze minutes entre chacune pour aérer et écrire. 9 h, première consultation d'une personne qui reprend l'avion en juillet après dix ans d'évitement : vous reprenez avec elle le questionnaire qu'elle vous a renvoyé, vous rappelez le cadre (vous ne soignez pas, vous accompagnez, elle garde son traitement et son médecin), vous menez l'anamnèse, puis la séance. 10 h 25 elle repart, vous fermez la porte et vous dictez trois minutes : sa formulation à elle, le canal visuel dominant, la crique de son enfance choisie comme lieu ressource, l'ancrage pouce-index, l'échelle passée de 8 à 5, ce que vous testerez la fois suivante. 10 h 45, séance 3 d'un forfait arrêt du tabac vendu en trois séances : avant d'ouvrir la porte, vous relisez la séance 2 sur votre téléphone, vous retrouvez la métaphore du vieux manteau qui avait fait bouger les choses, et vous voyez que le solde du forfait est encaissé. Midi, trois demandes sont arrivées par votre lien public pendant que vous étiez en séance : vous en confirmez deux sur les créneaux longs du jeudi, les fiches se créent, vous ne renvoyez aucun message pour caler l'heure. 14 h, visio avec une cliente installée en Bretagne, même dossier, même dictée juste après. 15 h 30, un ado accompagné de sa mère pour le sommeil : l'autorisation signée est rangée dans sa fiche, le lien de l'espace client part sur l'adresse de la mère, avec l'enregistrement d'auto-hypnose que vous avez fait pour lui. 16 h 30, avant la séance d'un insomniaque de demain, vous regardez son calendrier d'assiduité : quatre soirs sur sept écoutés, vous savez déjà par quoi commencer. 18 h 30, vous cochez les trois règlements du jour et vous éditez la note d'honoraires qu'une cliente vous a demandée pour sa mutuelle. 19 h, vous éteignez la lumière du cabinet, et le compte-rendu de la séance de 9 h est déjà dans le bon dossier, avec ses mots à elle.